Papillomavirus : Comprendre le virus et ses implications

Le papillomavirus, aussi appelé HPV pour Human Papillomavirus, désigne une grande famille de virus largement répandus. La plupart des infections passent inaperçues et disparaissent spontanément. Certaines, en revanche, peuvent persister. Lorsqu’elles sont liées à des HPV dits « à haut risque », elles peuvent favoriser, après plusieurs années, des lésions précancéreuses puis certains cancers, en particulier le cancer du col de l’utérus [1,3].
L’objectif du dépistage est de repérer une infection à HPV à haut risque ou des anomalies cellulaires, avant qu’une lésion précancéreuse ne puisse évoluer vers un cancer. Comme l’infection HPV et les lésions précancéreuses peuvent rester longtemps silencieuses, le dépistage régulier permet d’identifier des situations qui ne seraient pas repérées à partir des seuls symptômes. Le laboratoire de biologie médicale intervient dans ce parcours en analysant les prélèvements destinés à la cytologie ou au test HPV-HR, selon l’âge et la situation de la patiente. Il transforme ainsi un prélèvement en information biologique utile pour orienter la suite du suivi médical [1,2]. Le dépistage concerne les femmes de 25 à 65 ans, y compris en l’absence de symptôme [1,2].
Le papillomavirus ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes peuvent aussi contracter et transmettre le HPV. Ils sont également concernés par les condylomes acuminés, c’est-à-dire les verrues ano-génitales, ainsi que par certains cancers liés aux HPV, notamment au niveau de l’anus, du pénis ou de l’oropharynx, une région de la gorge qui comprend notamment les amygdales et la base de la langue [3,4].
Définition : qu’est-ce que le papillomavirus humain ou HPV ?
Les papillomavirus humains sont des virus capables d’infecter la peau et les muqueuses. Une muqueuse est un tissu humide qui tapisse certaines zones du corps, comme le col de l’utérus, le vagin, l’anus, la bouche ou la gorge. Il existe de nombreux types de HPV. Tous n’ont pas les mêmes conséquences [3,4].
On distingue généralement deux grands groupes :
- les HPV à bas risque, surtout associés aux condylomes acuminés, ou verrues génitales ;
- les HPV à haut risque oncogène, capables, lorsqu’ils persistent, de favoriser certaines lésions précancéreuses et certains cancers.

Le terme « oncogène » signifie « susceptible de favoriser un cancer ». Cela ne veut pas dire qu’une infection par un HPV à haut risque entraîne forcément un cancer. Dans la majorité des cas, l’organisme élimine le virus. Le risque apparaît surtout lorsque l’infection persiste dans le temps [1,3].
Les types HPV 16 et HPV 18 sont souvent cités car ils sont fortement impliqués dans les cancers liés aux HPV, notamment le cancer du col de l’utérus. Ils ne sont cependant pas les seuls HPV à haut risque. D’autres types peuvent également être concernés, ce qui explique l’intérêt de tests recherchant plusieurs HPV à haut risque [1,5].
Chez la femme, il existe un dépistage du cancer du col de l’utérus. Chez l’homme, il n’existe pas de dépistage organisé équivalent en population générale, mais le HPV peut provoquer des condylomes et participer à certains cancers ano-génitaux ou ORL [3,4].
Comment se transmet le papillomavirus ?
La transmission du papillomavirus se fait principalement lors de contacts intimes. Elle peut survenir lors de rapports vaginaux, anaux ou oraux, mais aussi par contact direct entre peau et muqueuses. La pénétration n’est donc pas nécessaire pour qu’une transmission ait lieu [3,4].
Le préservatif diminue le risque de transmission de nombreuses infections sexuellement transmissibles. Pour le HPV, sa protection reste partielle, car le virus peut être présent sur des zones non couvertes par le préservatif [4]. Cela ne retire rien à son intérêt dans la prévention des infections sexuellement transmissibles, mais cela explique pourquoi une personne peut être exposée au HPV malgré son utilisation.

Peut-on attraper le papillomavirus sans rapport sexuel ?
C’est une question qui revient souvent. Pour les HPV génitaux chez l’adulte, la transmission est principalement liée aux contacts intimes. Une infection découverte aujourd’hui peut aussi correspondre à une exposition ancienne, restée silencieuse pendant longtemps. Un test HPV positif ne permet donc pas de dater précisément la contamination ni d’en déduire une transmission récente.

Quel est le temps d’incubation du papillomavirus ?
Le temps d’incubation du papillomavirus est difficile à résumer par un chiffre unique. Une infection peut rester silencieuse, puis être détectée longtemps après l’exposition. Les verrues génitales peuvent apparaître à distance du contact infectant, tandis que les lésions précancéreuses du col sont surtout liées à la persistance d’un HPV à haut risque dans le temps [3,4].
Quels sont les symptômes du papillomavirus ?

Le plus souvent, le HPV ne donne aucun symptôme. Une personne peut donc avoir une infection HPV sans douleur, sans verrue visible et sans gêne particulière. C’est une des raisons pour lesquelles le dépistage du cancer du col repose sur des examens réalisés même lorsque la patiente se sent en bonne santé [1,2].
Lorsqu’il provoque des manifestations visibles, le HPV peut être associé à des condylomes acuminés. Ce sont des verrues situées au niveau génital ou anal. Elles peuvent être uniques ou multiples, plates ou en relief. Elles peuvent parfois entraîner une gêne, des démangeaisons ou un saignement local, mais elles peuvent aussi être peu symptomatiques [3,4].
Les condylomes ne doivent pas être confondus avec les lésions précancéreuses du col de l’utérus. Ils sont le plus souvent liés à des HPV à bas risque, notamment les types 6 et 11, différents des principaux HPV à haut risque recherchés dans le dépistage du cancer du col. Leur présence justifie un avis médical, mais elle ne signifie pas, à elle seule, que la personne a un cancer [4,5].
Les lésions précancéreuses du col et les cancers débutants peuvent rester silencieux. Certains signes doivent conduire à consulter, car ils peuvent avoir de nombreuses causes, bénignes ou plus sérieuses : saignements après les rapports, saignements en dehors des règles, saignements après la ménopause, douleurs pelviennes persistantes, pertes inhabituelles ou lésion génitale, anale ou buccale qui persiste [2,3]. Ces symptômes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic.
Papillomavirus et cancers : quels liens ?
Le lien le mieux établi concerne le cancer du col de l’utérus. Ce cancer est principalement lié à une infection persistante par un HPV à haut risque. Le processus est généralement lent : le virus peut entraîner des modifications des cellules du col, puis des lésions précancéreuses, avant qu’un cancer ne se développe dans certains cas [1,3].
Le dépistage a précisément pour but d’intervenir avant ce stade. Il permet de repérer une infection à HPV à haut risque ou des anomalies cellulaires nécessitant une surveillance, une colposcopie ou une prise en charge adaptée. L’Institut national du cancer indique qu’en France, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année et qu’environ 1 100 décès y sont associés. Il rappelle également que la vaccination et le dépistage régulier permettent de prévenir une grande partie de ces cancers [7].
Les HPV peuvent aussi être impliqués dans d’autres cancers, notamment au niveau de l’anus, de la vulve, du vagin, du pénis et de l’oropharynx [3,4]. Néanmoins, la grande majorité des infections à HPV n’évoluent pas vers un cancer. Le risque dépend notamment du type viral, de la persistance de l’infection, du contexte immunitaire et du suivi médical. C’est précisément parce que l’évolution peut être silencieuse et progressive que le dépistage occupe une place centrale dans la prévention du cancer du col de l’utérus.
Comment se fait le dépistage du cancer du col lié au papillomavirus ?
Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans. Ses modalités varient selon l’âge [1,2].
Entre 25 et 29 ans, le dépistage repose sur un examen cytologique, souvent appelé frottis. La cytologie consiste à observer au microscope les cellules prélevées au niveau du col de l’utérus. Deux examens sont réalisés à un an d’intervalle. Si les deux résultats sont normaux, le dépistage est ensuite recommandé tous les trois ans [1,2].
De 30 à 65 ans, le dépistage repose sur le test HPV-HR, qui recherche la présence de HPV à haut risque. Ce test est recommandé tous les cinq ans lorsque le résultat est négatif, selon les modalités du programme national de dépistage [1,2]. Le passage au test HPV après 30 ans s’explique notamment par la fréquence des infections transitoires chez les femmes plus jeunes.

Le terme « frottis » est souvent utilisé dans le langage courant pour désigner le prélèvement réalisé au niveau du col. En pratique, il faut distinguer :
- la cytologie, qui analyse l’aspect des cellules ;
- le test HPV-HR, qui recherche le matériel génétique de HPV à haut risque ;
- l’auto-prélèvement HPV, qui permet de rechercher le virus sur un prélèvement vaginal dans certaines situations.
Le prélèvement peut être réalisé par un médecin généraliste, un gynécologue, une sage-femme, dans certains centres de santé, centres de planification, établissements de santé ou laboratoires selon l’organisation locale [2,6]. Le laboratoire assure l’analyse biologique du prélèvement et transmet les résultats au professionnel de santé ou selon le circuit prévu. Cette étape biologique constitue un maillon du parcours de dépistage : elle ne remplace pas l’interprétation médicale, mais elle fournit une information nécessaire pour décider du suivi adapté.
Contrairement à une idée fréquente, le dépistage du HPV dans le cadre du cancer du col de l’utérus ne repose pas sur une prise de sang. La recherche de HPV à haut risque repose sur un prélèvement local, cervico-utérin ou vaginal selon la situation [1,2].
Auto-prélèvement HPV : pour qui et comment ?
L’auto-prélèvement HPV consiste à réaliser soi-même un prélèvement vaginal à l’aide d’un kit prévu pour cet usage. L’échantillon est ensuite analysé en laboratoire pour rechercher des HPV à haut risque [1,2].
Cette solution peut faciliter l’accès au dépistage, notamment pour les femmes qui n’ont pas réalisé de dépistage récemment, qui consultent peu, ou pour lesquelles un prélèvement par un professionnel représente un frein. Elle peut être proposée dans le cadre du programme organisé, selon les modalités prévues. Elle ne correspond pas à un frottis cytologique : elle recherche le virus, mais ne permet pas d’observer les cellules du col au microscope [1,2].
En pratique, le geste dépend du kit utilisé. Les consignes doivent donc suivre la notice fournie et les indications du laboratoire ou de l’organisme de dépistage. Le principe général est simple : se laver les mains, utiliser l’écouvillon fourni, réaliser le prélèvement vaginal selon la notice, replacer l’écouvillon dans le tube prévu, puis transmettre l’échantillon selon les consignes.
Si l’auto-prélèvement HPV est positif, un prélèvement cervico-utérin réalisé par un professionnel peut être nécessaire pour effectuer une cytologie de triage. Autrement dit, l’auto-prélèvement peut faciliter l’entrée dans le dépistage, mais un résultat positif peut nécessiter une étape complémentaire réalisée par un professionnel de santé [1,2]. Selon l’organisation prévue, le laboratoire peut fournir ou réceptionner le kit, analyser l’échantillon et transmettre le résultat dans le cadre du parcours de dépistage.
Comprendre ses résultats
Un test HPV positif signifie qu’un HPV à haut risque a été détecté. Cela ne signifie pas que la personne a un cancer. L’interprétation dépend de l’âge, du résultat cytologique, des antécédents, du statut immunitaire et du suivi antérieur [1,8].
Il est possible d’avoir une cytologie normale mais un test HPV positif. Dans ce cas, les cellules observées ne montrent pas d’anomalie significative au moment de l’examen, mais un HPV à haut risque est détecté. Les recommandations peuvent alors prévoir une surveillance, un nouveau test, une cytologie de triage ou une colposcopie selon les situations [1,8].
Un frottis anormal signifie que les cellules observées présentent des modifications. Ces anomalies peuvent être de gravité variable. Le terme ASC-US signifie « atypies des cellules malpighiennes de signification indéterminée ». En langage plus simple, certaines cellules ont un aspect inhabituel, mais ce résultat ne permet pas de conclure directement à une lésion précancéreuse. Le test HPV peut aider à orienter la suite du parcours [8].
La colposcopie est un examen réalisé par un professionnel formé, qui observe le col de l’utérus avec un appareil grossissant. Si une zone paraît anormale, une biopsie peut être effectuée. Une biopsie consiste à prélever un petit fragment de tissu pour l’analyser. La conisation consiste à retirer une petite zone du col de l’utérus, généralement en forme de cône, lorsque les résultats le justifient. Elle n’est pas systématique : elle peut être proposée dans certaines situations, selon les résultats de la cytologie, du test HPV, de la colposcopie et de l’analyse histologique [8].
Existe-t-il un traitement du papillomavirus ?
Il n’existe pas, en pratique courante, de traitement antiviral destiné à éliminer directement une infection HPV. Dans de nombreux cas, l’infection disparaît spontanément grâce à la réponse immunitaire. La prise en charge porte sur les lésions lorsqu’elles existent, par exemple des condylomes ou des lésions précancéreuses du col [3,8].
Les condylomes peuvent être pris en charge par différentes méthodes médicales ou techniques, selon leur localisation, leur nombre, leur retentissement et le contexte de la personne. Le choix relève d’un professionnel de santé, après examen de la lésion. Une lésion génitale ou anale ne doit pas être traitée sans diagnostic, car d’autres maladies peuvent parfois donner un aspect proche.
Pour les lésions du col de l’utérus, la prise en charge dépend de leur sévérité. Certaines anomalies nécessitent une surveillance, d’autres une colposcopie, une biopsie ou un traitement local comme une conisation. La décision repose sur l’ensemble du dossier : âge, résultats biologiques, résultats cytologiques, antécédents et analyse histologique lorsqu’une biopsie a été réalisée [8].
Le rôle du laboratoire est d’apporter une information biologique fiable. Le diagnostic final et les décisions de suivi ou de traitement relèvent d’un parcours médical coordonné.
Vaccin papillomavirus : qui est concerné ?
La vaccination contre les papillomavirus est recommandée en France chez les filles et les garçons. Elle vise à prévenir les infections par certains HPV responsables de lésions précancéreuses, de cancers et de verrues génitales [4,9]. À l’échelle collective, l’amélioration de la couverture vaccinale fait partie des leviers de prévention des maladies liées aux HPV.
La vaccination est recommandée entre 11 et 14 ans, chez chaque jeune fille comme chez les garçons du même âge, avec un rattrapage possible chez les jeunes femmes et les garçons âgés de 15 à 26 ans révolus selon les recommandations et modalités en vigueur [4,9]. Elle est d’autant plus efficace qu’elle est réalisée avant une première exposition probable aux HPV ciblés. Dans ce cadre, vacciner avant le début de la vie sexuelle correspond à la situation la plus favorable pour obtenir la meilleure protection attendue contre les types de HPV couverts par le vaccin. La décision de rattrapage peut être discutée avec un professionnel de santé.

Le vaccin utilisé pour toute nouvelle vaccination est Gardasil 9. Il cible neuf types de HPV : 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58 [5,9]. Les types 6 et 11 sont notamment associés aux verrues génitales. Les autres types ciblés comprennent plusieurs HPV à haut risque impliqués dans des lésions précancéreuses et cancers.
La vaccination ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus. Les deux démarches sont complémentaires. Même vaccinée, une femme doit suivre les recommandations de dépistage entre 25 et 65 ans, car le vaccin ne couvre pas tous les HPV à haut risque et parce que le dépistage permet de repérer des anomalies déjà présentes ou survenues malgré la vaccination [1,4].
Quand consulter ?
Une consultation est recommandée en cas de résultat de dépistage anormal, de test HPV positif nécessitant un suivi, ou lorsque le compte rendu indique qu’un contrôle ou un examen complémentaire est nécessaire [1,8].
Il faut aussi demander un avis médical en cas de verrue génitale ou anale, de lésion qui persiste, de saignement après les rapports, de saignement inhabituel, de douleur pelvienne prolongée, de pertes inhabituelles ou de lésion buccale ou ORL persistante [2,3]. Ces signes peuvent avoir de nombreuses causes. L’objectif de la consultation est de les évaluer correctement, sans conclure trop vite.
Les personnes immunodéprimées peuvent relever de modalités de dépistage particulières. La HAS a publié des recommandations spécifiques pour le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les personnes immunodéprimées, car leur risque et leur suivi peuvent différer de ceux de la population générale [11].
Une question sur la vaccination, un rattrapage vaccinal, un résultat HPV positif ou un auto-prélèvement peut aussi justifier un échange avec un médecin, une sage-femme, un pharmacien, un centre de vaccination ou un laboratoire selon le sujet.

HPV, frottis, test HPV : que signifie chaque situation ?
| Situation | Ce que cela peut vouloir dire | Suite habituelle du parcours |
|---|---|---|
| Je n’ai aucun symptôme | C’est fréquent : le HPV peut rester silencieux, et les lésions précancéreuses du col peuvent ne donner aucun signe. | Suivre le dépistage recommandé selon l’âge : cytologie entre 25 et 29 ans, test HPV-HR de 30 à 65 ans. |
| Je ne sais pas si mon dépistage est à jour | Un retard de dépistage peut laisser passer une infection persistante ou une anomalie cellulaire silencieuse. | Prendre rendez-vous avec un médecin, une sage-femme, un gynécologue ou un laboratoire selon l’organisation locale. |
| Mon test HPV est négatif | Aucun HPV à haut risque n’a été détecté sur le prélèvement analysé. | Poursuivre le dépistage au rythme recommandé, sauf consigne médicale différente. |
| Mon test HPV est positif | Un HPV à haut risque a été détecté. Cela ne veut pas dire qu’il y a un cancer. | Suivre les consignes du compte rendu ou du professionnel de santé : cytologie, contrôle, surveillance ou colposcopie selon les cas. |
| Ma cytologie est normale mais mon test HPV est positif | Les cellules observées ne montrent pas d’anomalie significative, mais un HPV à haut risque est présent. | Une surveillance ou un examen complémentaire peut être proposé selon l’âge, les antécédents et les recommandations. |
| Mon frottis est anormal | Certaines cellules du col présentent des modifications. Le niveau de gravité varie selon le résultat exact. | Un test HPV, une colposcopie ou une surveillance peuvent être indiqués selon le type d’anomalie. |
| On me propose une colposcopie | Le professionnel de santé souhaite examiner le col de plus près après un résultat qui nécessite un complément. | L’examen permet de mieux évaluer le col. Une biopsie peut être réalisée si une zone doit être analysée. |
| Je souhaite faire un auto-prélèvement HPV | Cette option peut faciliter l’accès au dépistage, surtout lorsqu’un prélèvement en consultation représente un frein. | Utiliser le kit selon la notice, puis transmettre l’échantillon selon les consignes. En cas de résultat positif, un prélèvement complémentaire peut être nécessaire. |
| J’ai des verrues génitales ou anales | Il peut s’agir de condylomes, souvent associés à certains HPV à bas risque. | Demander un avis médical pour confirmer le diagnostic et choisir une prise en charge adaptée. |
| Je suis vacciné contre le HPV | La vaccination réduit le risque lié aux types de HPV couverts par le vaccin. | Continuer le dépistage du cancer du col si l’on est concernée, car le vaccin ne remplace pas le suivi recommandé. |
Le papillomavirus est un virus répandu et potentiellement dangereux s’il n’est pas surveillé. Il affecte aussi bien les femmes que les hommes et peut entraîner des complications graves, telles que des cancers génitaux. La prévention par la vaccination, les mesures de protection et les dépistages HPV réguliers, ainsi que le frottis du col utérin chez la femme de moins de 30 ans, sont essentiels pour réduire les risques de transmission et de complications.
N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre médecin pour discuter de vos préoccupations, obtenir des conseils personnalisés et organiser des examens de dépistage si nécessaire. La santé est précieuse, et une vigilance régulière peut faire toute la différence.
Les réponses à vos questions
Bibliographie finale
[1] Institut national du cancer. Le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Janvier 2026. https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/prevention-et-depistages/depistage-et-detection-precoce/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/le-programme-de-depistage-organise
[2] Institut national du cancer. Le dépistage du cancer du col de l’utérus en pratique. Janvier 2025. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/le-depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-en-pratique
[3] Organisation mondiale de la Santé. Papillomavirus humain et cancer. Mars 2024. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/human-papilloma-virus-and-cancer
[4] Vaccination Info Service. Infections à Papillomavirus humains HPV. Janvier 2026. https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Infections-a-Papillomavirus-humains-HPV
[5] ANSM. Gardasil 9. Tableau vaccin. Juin 2023. https://ansm.sante.fr/tableau-vaccin/gardasil-9
[6] Assurance Maladie. Comment se déroule un frottis du col utérin ? Septembre 2025. https://www.ameli.fr/assure/sante/examen/gynecologie/deroulement-frottis-col-uterin
[7] Institut national du cancer. Dépistage du cancer du col de l’utérus. https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/prevention-et-depistages/depistage-et-detection-precoce/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus
[8] Brun JL, Bergeron C, Averous G, et al. Conduite à tenir devant une femme ayant une cytologie cervico-utérine anormale : actualisation des recommandations INCa après la mise en place du dépistage par test HPV. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie. 2025;53:54-75. https://cngof.fr/app/uploads/2025/11/Reco20depistage20col20GOFS202025.pdf
[9] Vaccination Info Service. Infections à papillomavirus humain HPV. Recommandations vaccinales. Janvier 2026. https://professionnels.vaccination-info-service.fr/Maladies-et-leurs-vaccins/Infections-a-papillomavirus-humain-HPV
[10] Santé publique France. Bilan de la deuxième campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humain HPV menée au collège en 2024-2025. 2025. https://www.santepubliquefrance.fr/infections-sexuellement-transmissibles/infections-a-papillomavirus/enquetesetudes/bilan-de-la-deuxieme-campagne-de-vaccination-contre-les-infections-a-papillomavirus-humain-hpv-menee
[11] Haute Autorité de Santé. Dépistage du cancer du col de l’utérus chez les personnes immunodéprimées hors personnes vivant avec le VIH. Recommandation. 2025. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3585926/fr/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus-chez-les-personnes-immunodeprimees-hors-pvvih