Rappelons-nous…

Depuis les débuts de la médecine moderne, la participation active des patients a permis la réalisation des plus grandes avancées en terme de diagnostic ou de traitement des maladies.

Louis Pasteur

Edward Jenner

E. Jenner et L. Pasteur, la découverte de la vaccination

Edward Jenner (1749-1823) avait découvert que l’on pouvait protéger les humains contre la variole en leur inoculant la vaccine, une maladie rencontrée chez les bovins et identique à la variole. Sur ce principe, Louis Pasteur utilise les agents infectieux eux-mêmes pour obtenir l’immunisation contre des maladies comme le choléra des poules (1878) ou le charbon (1881).

En juillet 1885, un garçon de neuf ans, Joseph Meister, venu d’Alsace et mordu quatorze fois par un chien enragé, donne l’occasion à Louis Pasteur de vaincre ses ultimes hésitations et de tester son traitement chez l’homme. En 10 jours, Joseph Meister reçoit au total treize injections de moelles rabiques de moins en moins atténuées.
Cette première vaccination est un succès. Joseph Meister ne développera jamais la rage et deviendra le premier être humain vacciné.
En septembre 1885, Louis Pasteur applique son traitement pour la seconde fois, avec le même succès sur Jean-Baptiste Jupille, un jeune berger de 15 ans, profondément mordu par un chien enragé.

F. Banting et JJR MacLéod, la découverte de l’insulinothérapie

A partir du début du XXe siècle, les recherches d’un traitement contre le diabète s’orientent vers la préparation d’un extrait pancréatique utilisable chez l’homme.

En 1921, Charles Gardin découvre qu’un extrait pancréatique de porc, administré par voie veineuse à six sujets humains, dont quatre diabétiques, fait baisser la glycémie. Des extraits les plus efficaces sont obtenus au cours de l’été 1921 à Toronto par Frederick Grant Banting avec l’aide de Charles Best un étudiant en médecine et de J. B. Collip, un chimiste, dans le laboratoire de James Richard MacLeod.

L’insuline est utilisée pour la première fois en 1922 pour Léonard Thomson, un jeune enfant en coma diabétique qui devient le premier diabétique de type 1 traité par l’insuline

DW. Bradley, la mise au point du test de sérologie de l’hépatite C

L’hépatite C est une maladie infectieuse transmissible par le sang et due à un virus qui s’attaque au foie. Au milieu des années 1970, Harvey J. Alter a démontré avec son équipe que la plupart des cas d’hépatite post-transfusionnelles n’étaient pas dus au virus de l’hépatite A ni à celui de l’hépatite B. Malgré cette découverte, les efforts de recherche pour identifier le virus responsable de cette maladie, initialement baptisée hépatite non A non B (NANBH en anglais), sont restés sans résultat pendant près de deux décennies.

En 1987, les laboratoires Chiron, en collaboration avec le Dr DW Bradley du CDC, utilisent une nouvelle approche de clonage moléculaire pour identifier l’organisme inconnu dans le sérum des patients. En 1988, présence du virus est confirmée chez un groupe de patients atteints d’hépatite non A non B. En avril 1989, la découverte du virus, connu maintenant sous le nouveau nom de virus de l’hépatite C (VHC), est révélée au public.

Ensemble, continuons l’aventure…

Aujourd’hui, les biologistes de Biogroup participent à des projets innovants avec l’espoir de contribuer à l’avancée des connaissances scientifiques, d’améliorer la qualité des diagnostics, des prises en charge médicale et des soins, ou bien encore de proposer des nouveaux tests de diagnostic biologique.

Biogroup a déposé auprès du ministère de la Santé une demande d’autorisation de Conservation D’Eléments du COrps Humain (CODECOH) conformément aux articles L. 1243-3 et L. 1243-4 du Code de la Santé Publique, et s’engage à respecter en tout point la réglementation française et les méthodologies de références publiées par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (délibérations No. 2018-154 et 2018-155 du 3 mai 2018).

La Loi (Art. L1211-2 du Code de la Santé Publique) permet à votre biologiste la réutilisation de vos reliquats de prélèvement à visée diagnostique et les données médicales associées à des fins de recherche médicale ou scientifique. Vous pouvez consulter notre notice d’information juridique.

Vous disposez d’un droit d’opposition permanent à la réutilisation de vos échantillons et de vos données. Un formulaire d’opposition est disponible auprès des secrétariats des laboratoires Biogroup concernés par les études en cours. Vous pouvez également faire cette demande en ligne auprès de notre délégué à la protection des données.

La liste des protocoles et des recherches actuellement en cours est disponible ci-dessous :

Libellé Promoteur Période SEL ou sites concernés Fiche descriptive
Parcours de soins des patients connus comme porteurs du virus de l’hépatite C et non traité à la suite du diagnostic. Club de Réflexion des Cabinets et Groupes d’Hépato-Gastroentérologie (CREGG) années 2014-2019 Bioesterel (départements 06 et 83)
Conservation Sérothèque COVID Biogroup 2020 Tous les laboratoires Biogroup
Base nationale de recensement SI-DEP Ministère de la Santé à partir de mai 2020 Tous les laboratoires Biogroup
Population témoin pour un test sur la tuberculose bioMérieux R&D Octobre-Décembre 2020 Site Décines – Unilians