Bilan biologique de la fertilité chez la femme : les examens à connaître

La fertilité est un aspect essentiel de la vie pour de nombreuses femmes, qu’elles envisagent ou non d’avoir des enfants dans un futur proche. Pour celles qui souhaitent concevoir, il est crucial de connaître l’état de leur fertilité. Heureusement, les laboratoires de biologie médicale offrent des bilans biologiques spécifiques pour évaluer la fertilité chez les femmes.

Analyse de la fonction hormonale
L’analyse des hormones est l’un des premiers examens à réaliser pour évaluer la fertilité chez la femme. Les hormones jouent un rôle fondamental dans le bon fonctionnement du cycle menstruel et de l’ovulation. Parmi les hormones clés à examiner, on retrouve :

Hormone folliculo-stimulante (FSH)
Cette hormone est responsable de la maturation des follicules produisant les ovules.
L’hormone lutéinisante (LH)
Elle déclenche l’ovulation, libérant l’ovule mature pour être fécondé.
L’oestradiol
Une hormone produite par les follicules ovariens qui soutient la maturation de l’ovule.
On peut mesurer le taux de chacune de ces hormones dans le sang. Ces bilans se font par simple prise de sang à J2 ou J3 du cycle menstruel (c’est à dire 2 ou 3 jours après le début des règles). Ces bilans permettent d’identifier d’éventuels déséquilibres hormonaux, qui peuvent indiquer des problèmes potentiels de fertilité.
Bilan de la réserve ovarienne
L’évaluation de la réserve ovarienne est essentielle. Cependant il est important de comprendre à quoi elle correspond. La femme possède en général 2 ovaires qui contiennent potentiellement l’ensemble des follicules qui produiront les ovules jusqu’à la fin de la vie génitale de la femme, la ménopause. A la naissance une jeune fille possèderait entre 400000 et 1 million de follicules en réserve. Ce nombre de follicules diminue tout au long de la vie jusqu’à la ménopause. L’évaluation de la réserve ovarienne ovarienne par les examens biologiques ne permettent pas d’évaluer le nombres de follicules ni le nombre d’ovules restant.
Ces examens permettent d’évaluer le fonctionnement hormonal des ovaires et permettent ainsi d’évaluer le pronostic des techniques de PMA.
Dosage de l’hormone anti-Müllerienne (AMH)
Pour comprendre l’intérêt de ce dosage plasmatique il est important de savoir qu’à partir de la puberté et à chaque début de cycle les ovaires de la jeunes filles produisent plusieurs follicules mais un seul ira jusqu’à l’ovulation. Et cela jusqu’à la ménopause. C’est d’ailleurs ainsi que la réserve en ovules s’épuise.
L’hormone AMH est produite par les follicules pré antraux produits à chaque cycle. Le dosage de l’AMH permet donc d’évaluer le nombre de ces follicules . Cette analyse permet d’évaluer le pronostic des techniques d’AMP et de préservation de la fertilité.
Comptage des follicules antraux
Échographie transvaginale permettant de visualiser et de compter les follicules pré antraux dans les ovaires.
Cette échographie est à interpréter avec le taux d’AMH plasmatique. Elle permet donc, au même titre que l’AMH, d’évaluer le pronostic des techniques de PMA et de préservation de la fertilité. Cette échographie est également l’occasion de mettre en évidence d’autres pathologies ovariennes (kystes, endométriose…..).
Bilan thyroïdien
La fonction thyroïdienne peut avoir un impact significatif sur la fertilité. Des déséquilibres hormonaux causés par une thyroïde hyperactive (hyperthyroïdie) ou hypoactive (hypothyroïdie) peuvent perturber le cycle menstruel et l’ovulation.
Le bilan thyroïdien comprend généralement les tests sanguins suivants :

Thyroxine libre (T4)
Évalue le niveau d’hormone thyroïdienne active dans le sang.
Thyroïde-stimulante (TSH)
Mesure l’hormone produite par l’hypophyse pour stimuler la thyroïde.
Recherche d’infections
Certaines infections peuvent affecter la fertilité chez la femme en endommageant les organes reproducteurs. Les infections sexuellement transmissibles (IST) telles que celles liées à la présence de Chlamydia trachomatis peuvent entraîner des complications si elles ne sont pas traitées à temps.
Les tests de dépistage des IST peuvent inclure :
Recherche la présence d’ADN de micro-organismes pathogènes par prélèvement sur les zones concernées.
Culture de cellules
Permet de faire pousser des bactéries pour les identifier.
