BIOLOGIE PRÉVENTIVE

Premiers signes Alzheimer : symptômes à reconnaître et démarches à suivre

— 28 septembre 2026

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative qui touche progressivement la mémoire, le langage et le raisonnement, avec des symptômes qui s’installent souvent de façon discrète avant de s’intensifier. Repérer les premiers signes tôt représente un enjeu majeur : un diagnostic précoce permet une meilleure prise en charge et un accompagnement adapté du patient comme de ses proches. Un oubli passager n’est pas nécessairement un signe de trouble cognitif sérieux, mais des symptômes répétés méritent une consultation médicale.

Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ?

Les difficultés de langage, de raisonnement et de repérage

Au-delà des oublis, la maladie affecte progressivement la capacité à s’exprimer (mots qui manquent, phrases en suspens) et à organiser sa pensée (gérer un budget, planifier une sortie). La désorientation touche aussi la notion du temps et de l’espace : perte d’objets rangés dans des endroits insolites, difficulté à se repérer dans un lieu familier.

Les troubles de la mémoire récente

Le premier signe qui alerte souvent l’entourage est l’oubli d’événements récents : rendez-vous manqué, question répétée, recette pourtant maîtrisée qui échappe soudainement. Ces oublis se distinguent du vieillissement normal par leur fréquence et leur impact sur le quotidien. C’est la mémoire à court terme qui est touchée en premier, les souvenirs anciens restant longtemps préservés. En cas de doute face à des signes répétés, consulter votre médecin traitant est la première démarche à envisager.

Les changements d’humeur et de comportement

La maladie modifie aussi la personnalité et les réactions émotionnelles : repli sur soi, perte d’intérêt, irritabilité ou anxiété inhabituelles. Ces changements peuvent précéder ou accompagner les troubles cognitifs et sont souvent remarqués par l’entourage avant le patient lui-même. Un médecin peut alors proposer des examens adaptés, comme le test de l’horloge.

Oubli bénin ou signe d’alerte : comment faire la différence ?

La distinction repose sur deux critères : la fréquence et l’impact sur le quotidien. Une idée reçue voudrait que tout oubli après 60 ans soit suspect, ce n’est pas le cas. Le signal d’alerte apparaît lorsque les oublis se répètent, concernent des événements récents et ne se résolvent pas d’eux-mêmes, ou s’accompagnent d’une désorientation dans un lieu familier. Il est alors recommandé de consulter sans attendre pour réaliser un bilan mémoire.

Comment diagnostiquer la maladie d’Alzheimer ?

Le test MMSE et le test des 5 mots

Le MMSE (Mini-Mental State Examination) est un questionnaire standardisé utilisé lors du bilan mémoire pour évaluer les grandes fonctions cognitives, noté sur 30 points. Le test des 5 mots de Dubois complète cette évaluation en ciblant spécifiquement la mémoire épisodique. Leur interprétation reste du ressort du médecin, qui décide si un bilan approfondi est nécessaire.

Les examens complémentaires : IRM, prise de sang et dosage sanguin pTau217 en laboratoire 

L'IRM cérébrale est l'examen d'imagerie de référence : elle visualise d'éventuelles atrophies, notamment au niveau de l'hippocampe, et écarte d'autres causes (tumeur, accident vasculaire). La prise de sang constitue le bilan biologique de première intention : elle identifie des causes réversibles (carence en B12, hypothyroïdie, anémie) pouvant mimer les symptômes d'Alzheimer. Ces analyses sont réalisables dans les laboratoires Biogroup, sur prescription médicale. 

Un biomarqueur sanguin, pTau217, complète désormais cet arsenal. Ce dosage, réalisable dans les laboratoires Biogroup, affiche une AUC de 0,93 à 0,97, une précision comparable à celle des biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien [1]. Il est réservé aux patients de plus de 55 ans présentant déjà un trouble neurocognitif avéré, sur prescription d'un médecin de consultation mémoire ou d'un spécialiste — ce n'est pas un outil de dépistage en population générale [2] — et n'est pas remboursé par l'Assurance Maladie à ce jour. Selon les résultats, le spécialiste peut compléter le bilan par une ponction lombaire ou une TEP amyloïde pour confirmer la présence de plaques amyloïdes. 

Stades de la maladie, espérance de vie et fin de vie, et qualité de vie

L’espérance de vie après diagnostic est en moyenne de 8 à 12 ans [3]. La maladie elle-même est rarement la cause directe du décès : ce sont le plus souvent ses complications (infections pulmonaires, dénutrition, chutes) qui deviennent déterminantes [3]. Stimulation cognitive, musicothérapie et suivi des facteurs cardiovasculaires contribuent à préserver l’autonomie à chaque étape.

Comment ralentir la maladie et accompagner un proche ?

Les traitements médicamenteux disponibles sont symptomatiques, ils visent à atténuer temporairement les troubles cognitifs, sans agir sur les causes profondes. Des thérapies plus récentes ciblant les plaques amyloïdes existent en France pour les formes précoces et bien caractérisées, avec un accès encadré et progressif en cadre hospitalier spécialisé [3]. Sur le plan de l’alimentation, un régime méditerranéen reste l’un des leviers les mieux documentés pour préserver les capacités cognitives. Un bilan biologique de prévention, réalisable dans les laboratoires Biogroup, permet d’identifier et de corriger les facteurs de risque cardiovasculaires modifiables.

Dès que des troubles perturbent le quotidien, mieux vaut ne pas attendre : le médecin traitant reste le premier interlocuteur, et oriente si nécessaire vers une consultation mémoire, un neurologue ou un gériatre. Prenez rendez-vous en ligne ou trouvez le laboratoire Biogroup le plus proche. 

Les réponses à vos questions

Le critère déterminant est la répétition et l’impact sur le quotidien : contrairement aux oublis passagers, ces troubles s’installent et s’aggravent, en particulier pour les événements récents, alors que les souvenirs anciens restent préservés. 

Le test des 5 mots de Dubois fait mémoriser au patient une liste de cinq mots, puis les lui fait restituer après un délai. Il évalue la mémoire épisodique, sans poser de diagnostic à lui seul. 

Dans la grande majorité des cas, après 65 ans, avec une fréquence qui augmente nettement après 80 ans [3]. Une apparition avant 65 ans reste possible mais minoritaire, souvent liée à une composante génétique. 

Elle résulte de l’accumulation progressive de deux lésions cérébrales : les plaques amyloïdes et la dégénérescence liée à la protéine tau, qui détruisent progressivement les neurones, en particulier dans l’hippocampe [3]. 

Nos sources de référence ne fixent pas une liste officielle de « 10 signes » ; elles décrivent plutôt des familles de symptômes. On retrouve généralement : oublis d’événements récents, questions répétées, mots qui manquent, phrases en suspens, désorientation dans le temps ou les lieux familiers, perte d’objets, difficultés à gérer un budget ou une tâche habituelle, repli sur soi, irritabilité ou anxiété inhabituelles, et parfois une agitation en fin de journée [3]. 

Les mêmes familles de signes évoqués ci-dessus, lorsqu’ils apparaissent avant que le diagnostic ne soit posé : oublis répétés d’événements récents, difficultés de langage, désorientation, et changements de comportement — ces derniers pouvant même précéder les troubles cognitifs visibles [3]. 

Ce sont d’abord les troubles de la mémoire récente (rendez-vous oubliés, questions répétées) qui dominent, avant que ne s’ajoutent progressivement des difficultés de langage, de raisonnement et d’orientation dans le temps ou l’espace [3]. 

Le vécu varie beaucoup d’une personne à l’autre et selon le stade de la maladie ; nos sources n’apportent pas de description détaillée du ressenti subjectif du patient. On sait en revanche que la maladie s’accompagne souvent de changements émotionnels (anxiété, irritabilité, parfois agitation) qui peuvent être déstabilisants aussi bien pour le patient que pour son entourage [3]. Si vous accompagnez un proche, un soutien psychologique — pour lui comme pour vous — peut être utile à toutes les étapes. 

On parle généralement de troubles de la mémoire à court terme (ou mémoire de travail) ; le terme médical « amnésie antérograde » désigne plus précisément la difficulté à enregistrer de nouvelles informations. C’est cette mémoire récente qui est touchée en premier dans la maladie d’Alzheimer, alors que les souvenirs anciens restent longtemps préservés. 

Bibliographie

[1] Hansson O, et al. Plasma phospho-tau217 for Alzheimer's disease diagnosis in primary and secondary care using a fully automated platform. Nature Medicine. 2025. 

[2] Fédération des Centres Mémoire. Recommandations pour le diagnostic de la maladie d'Alzheimer. Actualisation 2026. centres-memoire.fr 

[3] Biogroup. Maladie d'Alzheimer : symptômes, diagnostic et traitements. biogroup.fr, 2026. 

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