Rosember revient – 1 mois pour elle, 1 mois pour lui, 2 mois pour tous

Du 1er octobre au 30 novembre, Biogroup renouvelle Rosember, la campagne qui réunit Octobre Rose et Movember pour sensibiliser aux cancers féminins et masculins. Pour cette deuxième édition, une question au cœur de la démarche : pourquoi le dépistage fait-il peur, et comment dépasser ces freins ?
Des cancers fréquents, un dépistage encore trop peu suivi
Le cancer du sein et le cancer de la prostate sont les cancers les plus fréquents chez la femme et chez l’homme. En France métropolitaine, on compte 61 214 nouveaux cas de cancer du sein en 2023 et 59 885 nouveaux cas de cancer de la prostate selon les dernières données disponibles (2018). Le cancer de la prostate a causé 8 100 décès en 2018.
Pourtant, le dépistage reste insuffisamment suivi. Selon l’édition 2026 du Panorama des cancers de l’Institut national du cancer, la participation aux dépistages organisés atteint 60,9 % pour le cancer du col de l’utérus en 2024 et 46,3 % pour le cancer du sein, des niveaux encore inférieurs aux objectifs.
L’enjeu est pourtant majeur : selon l’Assurance Maladie, 9 cancers du sein sur 10 sont guéris lorsqu’ils sont détectés tôt.
Pourquoi a-t-on peur de se faire dépister ?
L’an dernier, l’enquête menée par Biogroup avec l’Ifop mettait un nom sur un phénomène longtemps sous-estimé : la « scanxiety », cette anxiété spécifique qui accompagne la perspective d’un examen de dépistage. 1 Français sur 2 ressent du stress à l’idée de passer un examen de dépistage du cancer, et parmi eux, 14 % se disent même très stressés. Plus préoccupant encore, 12 % ont déjà renoncé à un examen par peur du résultat.

Derrière ces chiffres se cachent plusieurs peurs bien distinctes :
La peur du résultat
C'est le premier frein : pour 27 % des Français, la peur du résultat est la principale raison de ne pas se faire dépister. Beaucoup préfèrent « ne pas savoir » plutôt que d'affronter une éventuelle mauvaise nouvelle, et l'attente des résultats peut être vécue comme une épreuve.
Le sentiment de ne pas être concerné
13 % des Français ne se sentent pas concernés par le dépistage. C'est particulièrement vrai chez les jeunes hommes, pourtant les plus touchés par le cancer du testicule, qui survient majoritairement entre 15 et 35 ans.
Le manque d'information, surtout chez les hommes
84 % des femmes se déclarent informées sur les examens de dépistage, contre 74 % des hommes. Et même parmi les personnes informées, rares sont celles qui s'estiment « très bien informées ». Or ce que l'on ne connaît pas inquiète davantage.
Les difficultés d'accès
Pour 14 % des Français, le frein est pratique : trouver un rendez-vous, un professionnel disponible, un moment dans son emploi du temps.
La gêne et les tabous
Pudeur face à certains examens intimes, crainte de l'inconfort, difficulté à parler de sa santé, notamment chez les hommes : ces freins sont rarement exprimés, mais bien réels.
Comment dépasser ces peurs ?
Changer de regard sur le dépistage
Se faire dépister, ce n'est pas « chercher un cancer », c'est vérifier que tout va bien. Dans la grande majorité des cas, les résultats sont normaux.
Et lorsqu'une anomalie est détectée, elle l'est souvent à un stade où elle se soigne mieux : 9 cancers du sein sur 10 sont guéris lorsqu'ils sont détectés tôt, et le cancer du testicule affiche un taux de survie de près de 93 % à 5 ans lorsqu'il est diagnostiqué précocement.
Savoir si l'on est concerné
Chaque dépistage répond à des recommandations précises selon l'âge et le profil. 80 % des cancers du sein surviennent après 50 ans : c'est pourquoi le dépistage organisé est proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans. Le dépistage du cancer du col de l'utérus concerne quant à lui les femmes de 25 à 65 ans, avec le test HPV comme examen de référence à partir de 30 ans.
Chez l'homme, l'autopalpation des testicules est un geste simple à adopter dès l'adolescence, et le dosage du PSA peut être discuté avec son médecin pour la détection du cancer de la prostate.
En cas d'antécédents familiaux, une consultation d'oncogénétique peut aussi permettre d'identifier une éventuelle prédisposition héréditaire, chez les femmes comme chez les hommes.
Choisir des solutions plus simples et moins intimidantes
L'auto-prélèvement vaginal pour le test HPV permet aux femmes de réaliser elles-mêmes le prélèvement, rapidement et en toute discrétion. Une alternative précieuse pour celles que la pudeur ou l'appréhension de l'examen gynécologique éloignent du dépistage.
S'appuyer sur un laboratoire de proximité
Avec son réseau de laboratoires partout en France, Biogroup facilite l'accès aux examens au plus près de chez soi.
Ne pas rester seul face à ses questions
Les biologistes et les équipes des laboratoires sont là pour expliquer le déroulé d'un examen, répondre aux interrogations et accompagner les patients, avant comme après le résultat.
En parler à un proche ou à son médecin permet aussi d'aborder l'examen plus sereinement.

Rosember 2026 : deux mois de mobilisation
Rosember est une initiative qui associe Octobre Rose et Movember pour créer un continuum de sensibilisation sur deux mois entiers. L’objectif est de libérer la parole autour des cancers féminins (cancer du sein…) et masculins (cancer testiculaire…) , encourager les gestes de prévention et faciliter l’entrée dans le parcours de soins.
« Avec Rosember, nous donnons deux fois plus de résonance, deux fois plus de temps, et deux fois plus d’occasions pour sensibiliser. Ensemble, nous voulons lever les freins invisibles qui éloignent encore trop de patients du dépistage », souligne le Dr Laurent Kbaier.
Un dispositif interne sera également déployé auprès des 10 000 collaborateurs du réseau afin de leur donner les clés pour accompagner, informer et rassurer les patients au quotidien.
